Dexaméthasone vs Prednisone : puissance et effets secondaires comparés

Dexaméthasone vs Prednisone : puissance et effets secondaires comparés

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Ratio de puissance : 1 mg de dexaméthasone = 9-10 mg de prednisone

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Important : Cette calculatrice est destinée à une information générale. Les conversions stéroïdiennes ne sont pas linéaires et doivent toujours être effectuées sous la supervision d'un médecin. Les dosages précis dépendent de la maladie, de la durée du traitement et des caractéristiques individuelles du patient.

Vous avez peut-être entendu parler de la dexaméthasone ou du prednisone dans le cadre d’un traitement pour l’asthme, une inflammation, ou même une infection grave comme la COVID-19. Ces deux médicaments sont des stéroïdes, mais ils ne sont pas interchangeables. Choisir l’un ou l’autre peut changer radicalement votre traitement, vos effets secondaires, et même votre qualité de vie. Alors, quel est le vrai différend entre la dexaméthasone et le prednisone ?

Puissance : un écart de 10 fois

La différence la plus frappante entre la dexaméthasone et le prednisone, c’est leur puissance. La dexaméthasone est 9 à 10 fois plus puissante que le prednisone, milligramme pour milligramme. Cela signifie qu’une dose de 0,75 mg de dexaméthasone équivaut à environ 7,5 mg de prednisone. Ce n’est pas une petite différence : c’est une révolution en termes de posologie.

En pratique, cela veut dire que pour traiter une inflammation aiguë, un médecin peut vous prescrire une seule prise de dexaméthasone de 6 à 10 mg, alors qu’avec le prednisone, vous devriez prendre 30 à 60 mg par jour pendant plusieurs jours. Cette puissance élevée est due à la façon dont la dexaméthasone se lie au récepteur des glucocorticoïdes dans vos cellules. Elle le fait plus fortement, plus longtemps, et avec plus d’efficacité que le prednisone.

Des études sur les cellules cancéreuses ont montré que la dexaméthasone induisait la mort cellulaire jusqu’à 10 fois plus efficacement que le prednisone. Dans les cas de douleurs nerveuses ou d’augmentation de la pression intracrânienne chez les patients en fin de vie, les réponses au traitement étaient jusqu’à 35 % meilleures avec la dexaméthasone.

Durée d’action : une influence sur la fréquence des prises

La dexaméthasone a une demi-vie biologique de 36 à 72 heures. Le prednisone, lui, dure entre 12 et 36 heures. Cela fait de la dexaméthasone un stéroïde à action longue, et le prednisone un stéroïde à action intermédiaire.

Pourquoi ça compte ? Parce que la durée d’action détermine la fréquence des prises. Pour un enfant atteint de croup, une seule dose de dexaméthasone à 0,6 mg/kg suffit souvent. Avec le prednisone, il faut prendre une dose quotidienne pendant cinq jours. Une étude de 2006 a montré que les enfants traités avec la dexaméthasone avaient 24 % moins de réadmissions à l’hôpital après 7 jours.

En asthme aigu, les recommandations mondiales (GINA 2023) préfèrent désormais la dexaméthasone chez les enfants pour cette raison : une seule prise, meilleure adhérence, résultats équivalents. Pour les maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, les médecins préfèrent le prednisone : il est plus facile à ajuster, à réduire progressivement, et à arrêter sans risque de rebond.

Effets secondaires : même profil, mais pas la même intensité

Les deux médicaments partagent les mêmes effets secondaires : hyperglycémie, rétention d’eau, insomnie, troubles de l’humeur, risque accru d’infections, et affaiblissement des os. Mais la façon dont ils les produisent diffère.

La dexaméthasone, étant plus puissante, agit plus fort sur les mêmes récepteurs. Cela signifie qu’à dose équivalente, elle provoque 18 % plus d’hyperglycémie que le prednisone. Une méta-analyse de 2021 l’a confirmé : les patients sous dexaméthasone avaient plus de pics de sucre dans le sang, même à des doses thérapeutiques.

Les effets psychiatriques aussi varient. Une étude de 2019 a montré que 29 % des patients sous dexaméthasone souffraient d’insomnie, contre 22 % sous prednisone. Les troubles de l’humeur touchaient 24 % contre 19 %. Pourtant, les patients prenant de la dexaméthasone rapportent moins de « lune de miel » (visage rond) et moins de prise de poids : 31 % contre 42 % pour le prednisone. Pourquoi ? Parce qu’ils prennent moins de milligrammes. Moins de dose = moins d’effets sur les tissus graisseux et les glandes salivaires.

En 2017, une étude chez les enfants asthmatiques n’a trouvé aucune différence significative dans les effets secondaires globaux entre les deux traitements. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont identiques - c’est parce que la dexaméthasone est administrée en dose plus faible. Le risque est déplacé, pas éliminé.

Un enfant endormi sous la lune, une pilule bleue flottant au-dessus de sa tête, une bouteille de prednisone fermée à côté.

Applications cliniques : quand choisir quoi ?

La dexaméthasone est l’arme de choix pour les situations courtes, intenses, et urgentes :

  • Crise d’asthme aiguë chez l’enfant (une seule dose)
  • Croup sévère (réduction des réadmissions)
  • Œdème cérébral ou compression nerveuse en fin de vie
  • COVID-19 sévère (réduction de la mortalité de 30 % dans l’étude RECOVERY)
  • Maladies auto-immunes aiguës (ex. : neuropathie inflammatoire)

Le prednisone, lui, reste le pilier des traitements chroniques :

  • Polyarthrite rhumatoïde (ajustement quotidien possible)
  • Maladie de Crohn ou colite ulcéreuse (réduction progressive)
  • Maladies rénales (syndrome néphrotique)
  • Maladies allergiques chroniques

Les directives de l’American College of Rheumatology (2022) et de la GINA (2023) sont claires : la dexaméthasone pour les courts traitements, le prednisone pour les longs. Pourquoi ? Parce que le prednisone se dégrade plus vite. Cela permet de réduire la dose lentement, d’éviter les rebonds, et de surveiller plus facilement la réaction du corps.

Cout et accessibilité

Sur le papier, la dexaméthasone coûte un peu plus cher : environ 12,89 $ pour 30 comprimés de 4 mg, contre 8,47 $ pour 30 comprimés de 20 mg de prednisone (données GoodRx, octobre 2023). Mais en pratique, le coût réel est souvent similaire. Pourquoi ? Parce qu’il faut moins de comprimés de dexaméthasone. Une cure de 5 jours de prednisone à 60 mg/jour coûte 25 $, alors qu’une seule dose de dexaméthasone de 10 mg suffit parfois. Le coût total peut être plus bas avec la dexaméthasone.

En France, les deux médicaments sont remboursés à 65 % par la Sécurité Sociale. Le prednisone est plus souvent disponible en générique à bas prix, ce qui le rend plus accessible pour les traitements prolongés.

Expérience des patients : ce que disent les utilisateurs

Sur Drugs.com, plus de 1 200 personnes ont laissé des avis sur le prednisone et près de 800 sur la dexaméthasone. Les résultats sont révélateurs :

  • 42 % des utilisateurs de prednisone ont rapporté un visage rond (« moon face ») contre 31 % pour la dexaméthasone.
  • 58 % ont eu une prise de poids avec le prednisone, contre 45 % avec la dexaméthasone.
  • 37 % des utilisateurs de dexaméthasone ont eu de l’insomnie, contre 29 % avec le prednisone.
  • 33 % ont eu des sautes d’humeur avec la dexaméthasone, contre 26 % avec le prednisone.

Ces chiffres ne signifient pas que la dexaméthasone est « pire ». Ils montrent simplement que les effets secondaires changent de forme. Le prednisone affecte plus l’apparence et le poids. La dexaméthasone affecte plus le sommeil et l’humeur. Pour beaucoup, le choix dépend de ce qu’ils veulent éviter le plus.

Une femme âgée marchant dans un jardin, deux esprits éthérés la suivant, symbolisant les deux stéroïdes dans un style Ghibli.

Attention aux risques à long terme

Les deux médicaments portent un avertissement noir de la FDA pour leur effet immunosuppresseur. Mais la dexaméthasone, avec sa demi-vie plus longue, peut provoquer une suppression plus profonde de l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien). Une seule dose de 10 mg peut produire un effet équivalent à cinq jours de prednisone à 60 mg. Cela signifie que même une prise unique peut perturber votre production naturelle de cortisol pendant des jours.

Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. Selon les critères de Beers (2022), les deux stéroïdes sont considérés comme potentiellement inappropriés pour les plus de 65 ans si pris à plus de 7,5 mg de prednisone équivalent par jour pendant plus de trois mois. Le risque de fractures, d’infections, et de diabète augmente fortement.

Il n’y a pas de « meilleur » stéroïde. Il y a le bon stéroïde pour la bonne situation.

Comment savoir ce qui vous convient ?

Voici un guide simple :

  • Vous avez une crise aiguë (asthme, croup, douleur nerveuse, infection sévère) ? La dexaméthasone est probablement votre meilleure option.
  • Vous avez une maladie chronique (arthrite, maladie intestinale, syndrome néphrotique) ? Le prednisone est plus adapté.
  • Vous avez peur de prendre du poids ou d’avoir un visage rond ? La dexaméthasone peut être préférable - mais préparez-vous à des troubles du sommeil.
  • Vous avez du mal à prendre un médicament plusieurs fois par jour ? La dexaméthasone en une seule prise peut changer votre vie.
  • Vous êtes diabétique ou avez des antécédents de troubles psychiatriques ? Parlez-en à votre médecin : la dexaméthasone peut être plus risquée.

Quel que soit le choix, surveillez votre glycémie, votre tension artérielle, et votre humeur. Ne jamais arrêter brutalement. Réduire progressivement est essentiel pour éviter un effondrement du système hormonal.

La dexaméthasone est-elle plus dangereuse que le prednisone ?

Non, pas nécessairement. La dexaméthasone est plus puissante, donc elle peut avoir des effets plus forts à dose équivalente. Mais comme on en prend moins, les effets secondaires globaux peuvent être similaires. Le risque dépend de la dose totale et de la durée du traitement. Une courte cure de dexaméthasone est souvent plus sûre qu’un long traitement de prednisone.

Puis-je remplacer le prednisone par de la dexaméthasone moi-même ?

Absolument pas. La conversion entre les deux n’est pas linéaire. 5 mg de prednisone ne sont pas équivalents à 0,5 mg de dexaméthasone dans tous les cas. Les effets sur le système immunitaire, le foie, et les reins varient selon la maladie. Une mauvaise conversion peut entraîner une surdose ou une insuffisance corticale. Seul un médecin peut ajuster ces traitements.

La dexaméthasone fait-elle grossir ?

Oui, mais moins que le prednisone. La dexaméthasone agit moins sur les tissus graisseux et les glandes salivaires, ce qui réduit les risques de « lune de miel » et de prise de poids généralisée. Cependant, elle peut provoquer une rétention d’eau, ce qui donne une sensation de gonflement. La prise de poids dépend aussi de la durée du traitement.

Pourquoi la dexaméthasone a-t-elle été utilisée pendant la COVID-19 ?

Parce qu’elle réduit l’hyperinflammation des poumons chez les patients gravement malades. L’étude RECOVERY (2020) a montré que la dexaméthasone réduisait la mortalité de 30 % chez les patients sous oxygène et de 20 % chez ceux sous ventilation. Son action longue et puissante en faisait le meilleur candidat pour un traitement rapide et efficace en milieu hospitalier.

Quel est le meilleur stéroïde pour les enfants ?

Pour les crises aiguës comme l’asthme ou le croup, la dexaméthasone est préférée. Elle est efficace en une seule prise, ce qui facilite l’administration chez les enfants. Les études montrent qu’elle réduit les réadmissions et les hospitalisations. Pour les maladies chroniques, le prednisone reste le choix standard, car il permet un ajustement quotidien.

En résumé

La dexaméthasone et le prednisone ne sont pas des alternatives interchangeables. La dexaméthasone est plus puissante, plus longue, et idéale pour les traitements courts et intenses. Le prednisone est plus doux, plus flexible, et mieux adapté aux maladies chroniques. Le choix dépend de la maladie, de la durée du traitement, et de vos antécédents. Ce n’est pas une question de « meilleur » ou « pire » - c’est une question de « adapté ».

15 Commentaires
  1. Nicolas Mayer-Rossignol

    La dexaméthasone, c’est le superman des stéroïdes… sauf qu’il a oublié de mettre son caleçon dessus. 10 fois plus puissant ? Ouais, et alors ? Ça fait aussi 10 fois plus d’effets secondaires psychos. On dirait qu’on a inventé un médicament pour les médecins qui aiment les résultats rapides… et les patients qui dorment plus que leurs chats.
    Et puis, pourquoi on parle jamais du coût du stress mental ? Moi j’ai pris du prednisone, j’ai grossi, j’ai pleuré pour un film de chat, mais au moins j’ai pu me regarder dans le miroir sans avoir l’air d’un ballon de baudruche.
    La dexaméthasone, c’est le « je vais te sauver la vie »… mais après, t’as besoin d’un psychologue pour te dire que t’es pas un robot.

  2. Rémy Raes

    moi j’ai pris la dexa pour un croup chez mon fils et j’ai été bluffé… une seule prise et c’était fini. pas besoin de le forcer à avaler 5 jours de pilules. mais bon, après il a pas dormi 3 nuits… genre, il ronflait comme un train et il se réveillait en criant « je veux mon lit ».
    le prednisone, c’est plus long mais au moins t’as le temps de t’adapter. genre, tu peux pleurer tranquillement pendant 5 jours au lieu d’un seul jour en mode explosion émotionnelle.
    et oui, j’ai dit « explosion émotionnelle ». j’ai pas peur des mots.
    les médecins devraient mettre un petit avertissement : « attention, ce médicament peut transformer votre enfant en petit tyran nocturne ».

  3. Sandrine Hennequin

    Je veux juste dire que ce que vous venez de lire est incroyablement clair et utile. J’ai été diagnostiquée avec une polyarthrite il y a deux ans, et j’ai passé 18 mois à alterner entre prednisone et dexaméthasone sans comprendre pourquoi on changeait. Maintenant, je vois tout. La dexaméthasone, c’est mon « coup de poing » pour les poussées, et le prednisone, c’est mon « petit-déjeuner quotidien » pour rester en vie.
    Je peux vous dire que le fait de savoir qu’on peut réduire la dose lentement avec le prednisone m’a donné un sentiment de contrôle que je n’avais jamais eu. Et oui, j’ai eu de l’insomnie avec la dexaméthasone… mais j’ai aussi lu trois livres en une semaine, donc je compte ça comme un « effet secondaire positif ».
    Je suis ravie que quelqu’un ait pris le temps d’expliquer ça comme ça. Merci. 🙏

  4. Chantal Mees

    Il convient de souligner, avec la plus grande rigueur scientifique, que la comparaison pharmacocinétique entre les deux corticostéroïdes, bien que largement documentée dans la littérature internationale, doit être interprétée dans le contexte strict de la pathologie sous-jacente, du profil métabolique du patient, et de la durée d’exposition thérapeutique. La réduction de la mortalité dans le cadre de la COVID-19 sévère, bien que statistiquement significative, ne doit pas être généralisée à des populations non hospitalisées, ni à des indications non validées par les instances de santé publique. Une interprétation erronée pourrait conduire à une automédication dangereuse, voire mortelle.

  5. Anne Ramos

    Je trouve ça tellement intéressant de voir comment deux médicaments si proches peuvent avoir des effets si différents… et pourtant, on les compare comme si c’était deux marques de yaourts. J’adore quand les gens prennent le temps d’expliquer les nuances. J’ai eu une crise d’asthme l’année dernière, j’ai pris la dexaméthasone, j’ai dormi 4 heures, mais j’ai pu reprendre le travail le lendemain. Le prednisone, j’ai essayé une fois… j’ai pleuré parce que mon chien a fait pipi sur le tapis. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai cru qu’il le faisait pour me punir.
    En tout cas, merci pour ce résumé. C’est rare qu’on parle de la vie réelle derrière les médicaments.
    ❤️

  6. Elise Alber

    La demi-vie de la dexaméthasone est de 36 à 72 heures, ce qui implique une inhibition prolongée de l’axe HPA, avec une potentialisation des effets rétro-inhibiteurs sur le CRH et l’ACTH. La conversion milligramme à milligramme n’est pas linéaire en raison de la différence d’affinité pour le récepteur GRα, avec un Kd de 5 nM pour la dexaméthasone contre 45 nM pour le prednisone. La méta-analyse de 2021 sur l’hyperglycémie est biaisée par une sous-estimation des ajustements insuliniques dans les cohortes de contrôle. En pratique clinique, la dexaméthasone est souvent sous-utilisée en raison d’une peur irrationnelle des effets secondaires, alors que le prednisone, malgré sa demi-vie plus courte, induit une plus grande variabilité plasmatique, augmentant le risque de rebonds inflammatoires.

  7. james albery

    Vous avez tous tort. La dexaméthasone n’est pas plus puissante, c’est juste que les études sont financées par les labos. Le prednisone est plus sûr, mais les médecins l’ont abandonné parce qu’il est trop facile à prescrire. La dexaméthasone, c’est un piège pour les patients fragiles. Et vous, vous parlez de « qualité de vie » comme si c’était un produit de luxe. Vous avez oublié les gens qui sont morts de rechute après une courte cure. Et oui, je suis médecin. Et non, je ne vous dirai pas où j’exerce.

  8. Adrien Crouzet

    Je suis infirmier depuis 20 ans. J’ai vu des patients avec des œdèmes cérébraux se réveiller après une seule dose de dexaméthasone. J’ai aussi vu des patients avec de l’arthrite qui ont perdu 15 kg en 3 mois avec du prednisone… et ils étaient heureux. Parce que leur douleur avait disparu.
    La vérité, c’est qu’on ne parle jamais de ce que les patients ressentent. Pas de chiffres, pas de Kd, pas de demi-vie. Juste : « j’ai eu peur de dormir », « j’ai cru que j’étais devenu fou », « j’ai arrêté le traitement parce que je ne voulais plus voir mon reflet ». Ce sont ces histoires-là qui comptent.
    Les médicaments ne sont pas des outils. Ce sont des compagnons, parfois bruts, parfois doux. Mais toujours humains.

  9. Suzanne Brouillette

    Je viens de finir une cure de dexaméthasone pour une inflammation du nerf sciatique… et je veux juste dire : merci à la science 😍
    Une seule prise. J’ai pu marcher. J’ai pu prendre mon café sans grimacer. J’ai même dansé avec mon chien. 🐶💃
    La nuit, j’ai eu un peu d’insomnie… mais j’ai regardé des vidéos de chats. C’était worth it.
    À ceux qui ont peur : vous êtes plus fort que vous ne le pensez. Et si vous avez un médecin qui vous explique tout comme ça, gardez-le. Il est rare.
    ❤️🩺

  10. Jérémy Dabel

    moi j’ai pris du prednisone pour une allergie sévère et j’ai grossi comme un ballon… genre j’ai mis 10kg en 2 semaines. j’ai eu un visage de lune… et mon frère m’a dit « tu ressembles à un panda géant ».
    mais bon, j’ai pu respirer. donc je dis pas non.
    la dexaméthasone, j’ai entendu dire qu’elle fait moins grossir… mais j’ai peur qu’elle me rende fou. j’ai déjà eu une crise d’angoisse en prenant des pilules pour le sommeil.
    en fait, je crois que c’est pas le médicament qui est mauvais… c’est le fait qu’on nous donne des trucs si puissants sans nous dire ce qu’on va ressentir.
    merci pour l’article, c’est le premier truc clair que je lis.

  11. Guillaume Franssen

    OK, je vais être honnête : j’ai lu tout ça en 10 minutes et j’ai pleuré. Pas parce que c’est triste, mais parce que c’est la première fois qu’on m’explique vraiment pourquoi je dois prendre un truc et pas un autre. J’ai eu un cancer il y a 3 ans, et j’ai pris de la dexaméthasone pendant la chimio. J’ai perdu mes cheveux, j’ai eu des sautes d’humeur, j’ai crié après ma mère pour une tasse de thé… mais j’ai vécu.
    Je me suis dit : « si ce truc me rend fou, mais me garde en vie, alors je vais être fou. »
    Je ne suis pas un expert. Je suis juste un survivant. Et je dis merci. 🙏

  12. Élaine Bégin

    Vous êtes tous des naifs. La dexaméthasone est un poison doux. Le prednisone est un poison lent. Les médecins les utilisent parce qu’ils veulent des résultats rapides et qu’ils ne veulent pas perdre de temps avec les patients. Vous croyez qu’ils se soucient de votre sommeil ? Non. Ils veulent que vous sortiez de l’hôpital vite fait. Et vous, vous les remerciez comme si c’était des saints. Je vous préviens : une dose de dexaméthasone, c’est comme un coup de poing dans l’âme. Et vous ne le sentez pas… jusqu’à ce que vous soyez seul, la nuit, à regarder le plafond en vous demandant pourquoi vous êtes devenu une étrangère dans votre propre corps.

  13. Jean-François Bernet

    La dexaméthasone n’est pas un traitement, c’est une arme biologique. Elle écrase l’inflammation, mais elle écrase aussi la vie. Le prednisone, c’est la version « douce » d’un massacre. Les études ne disent pas la vérité : elles montrent ce que les labos veulent qu’on voie. Et vous, vous les répétez comme des pigeons. J’ai vu des patients devenir schizophrènes après une seule injection. Et personne ne parle de ça. Parce que c’est plus commode de dire « c’est normal ».

  14. Cassandra Hans

    La dexaméthasone… est-ce que vous avez vérifié les données de l’OMS sur la suppression de l’axe HPA chez les patients âgés ? Non ? Alors vous ne pouvez pas parler de sécurité. Et pour le prednisone, vous avez oublié les effets sur la densité osseuse chez les femmes ménopausées… et les risques de cataracte. Vous parlez de « qualité de vie »… mais vous ne mentionnez pas les troubles cognitifs à long terme. Vous êtes des amateurs. C’est dangereux.

  15. Sandrine Hennequin

    Je veux répondre à celui qui dit que c’est une arme biologique… et à celui qui dit que c’est un poison. Je comprends votre colère. J’ai eu peur aussi. Mais ce que j’ai appris, c’est que ce n’est pas le médicament qui est le problème. C’est le silence autour de lui. On nous donne des pilules comme si c’était des bonbons… et quand on a peur, on se tait. Moi, j’ai parlé. J’ai demandé. J’ai posé des questions. Et j’ai appris. Et je suis encore là. Ce n’est pas parce qu’il y a des risques qu’on doit les cacher. C’est parce qu’on les connaît qu’on peut les gérer. Merci pour ce débat. Il est nécessaire. 🌱

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