Ginkgo Biloba et anticoagulants : tout ce qu’il faut savoir sur le risque de saignement

Ginkgo Biloba et anticoagulants : tout ce qu’il faut savoir sur le risque de saignement

Si vous prenez un anticoagulant comme la warfarine, le clopidogrel ou même de l’aspirine tous les jours, et que vous songez à prendre du Ginkgo Biloba pour améliorer votre mémoire, arrêtez-vous une seconde. Ce supplément naturel, très populaire aux États-Unis et en Europe, pourrait vous mettre en danger sans que vous vous en rendiez compte.

Le Ginkgo Biloba, un supplément très répandu - mais pas sans risque

Le Ginkgo Biloba est extrait des feuilles de l’arbre du même nom, originaire de Chine. Depuis des décennies, il est vendu comme un remède contre les troubles de la mémoire, les vertiges ou la circulation. Des millions d’Américains l’utilisent chaque année, et en France, sa popularité ne cesse de croître. Les produits standardisés contiennent généralement 24 % de flavonoïdes et 6 % de lactones de terpènes - c’est la formule utilisée dans les études cliniques. La dose courante varie entre 120 et 240 mg par jour.

Mais derrière cette apparence inoffensive se cache un risque réel : il ralentit la capacité du sang à coaguler. Ce n’est pas une théorie. Des cas concrets ont été rapportés : un homme de 68 ans qui a développé une hémorragie spontanée dans l’œil après une semaine de Ginkgo Biloba combinée à de l’aspirine à faible dose. Une jeune femme a subi une hémorragie cérébrale grave après avoir pris ce supplément pendant des années, sans aucun autre anticoagulant.

Comment le Ginkgo Biloba affecte-t-il la coagulation ?

Le Ginkgo Biloba contient des composés qui interfèrent avec les plaquettes sanguines - les cellules responsables de la formation des caillots. Il n’agit pas comme un médicament prescrit, mais son effet est réel. Des études montrent qu’il augmente le risque de saignement lorsqu’il est combiné avec des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires.

Une étude publiée dans PLOS ONE en 2023 a analysé plus de 12 000 cas et trouvé une corrélation claire entre la prise de Ginkgo Biloba et des saignements (odds ratio de 1,08) ou des anomalies dans les tests de coagulation (odds ratio de 1,49). Les médicaments les plus dangereux à combiner avec le Ginkgo sont : la warfarine (Coumadin), le clopidogrel (Plavix), l’aspirine (à doses supérieures à 80 mg), le cécoxib, le loxoprofène, la nifédipine et l’oméprazole.

Le problème ? Certains patients pensent que puisque c’est une plante, c’est sans danger. Ce n’est pas vrai. Le Ginkgo Biloba agit comme un véritable médicament - et comme tout médicament, il peut interagir avec d’autres.

Les interactions les plus dangereuses - et ce qu’il faut éviter

Voici les combinaisons à éviter absolument :

  • Warfarine (Coumadin, Jantoven) : plusieurs cas rapportés d’INR (taux de coagulation) qui montent en flèche, augmentant le risque de saignements internes.
  • Clopidogrel (Plavix) : les plaquettes sont déjà bloquées par ce médicament - ajouter du Ginkgo, c’est comme ajouter du carburant au feu.
  • Aspirine (80-325 mg) : même à faible dose, elle augmente le risque de saignement gastrique ou cérébral si prise avec Ginkgo.
  • Ibuprofène, naproxène : ces anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont déjà connus pour irriter l’estomac et affaiblir la coagulation. Avec Ginkgo, le risque double.
  • Oméprazole, ésoméprazole : ces médicaments contre les brûlures d’estomac ne sont pas directement liés au saignement, mais ils sont souvent pris en association avec des anticoagulants - ce qui crée un cocktail à risque.
  • Statines (Lipitor, Zocor) : le Ginkgo peut réduire leur efficacité, ce qui augmente le risque cardiovasculaire à long terme.

Et ce n’est pas tout. Le Ginkgo Biloba peut aussi réduire l’efficacité des antidépresseurs comme la fluoxétine (Prozac) et augmenter la pression artérielle lorsqu’il est pris avec des décongestionnants comme la phényléphrine - un ingrédient courant dans les médicaments contre le rhume.

Une femme dans un lit d'hôpital, des feuilles de Ginkgo flottent au-dessus d'elle, une goutte de sang tombe lentement.

Que faire si vous prenez déjà un anticoagulant ?

Si vous êtes sous warfarine, clopidogrel, ou même si vous prenez de l’aspirine quotidiennement pour protéger votre cœur, ne prenez pas de Ginkgo Biloba sans en parler à votre médecin ou à votre pharmacien.

La plupart des professionnels de santé recommandent de l’arrêter au moins deux semaines avant toute intervention chirurgicale - y compris une simple extraction dentaire. L’American Society of Anesthesiologists insiste sur ce délai de 2 à 3 semaines pour éviter tout saignement inattendu pendant ou après l’opération.

Il existe des études contradictoires. Une étude a montré que le Ginkgo n’affectait pas 29 paramètres de coagulation chez des volontaires sains. Mais ces études sont menées dans des conditions contrôlées, avec des sujets jeunes et en bonne santé. La réalité, c’est que les patients âgés, ceux qui prennent plusieurs médicaments, ou ceux avec des antécédents de saignement ne sont pas des cobayes. Ce sont des personnes vulnérables.

Le National Institutes of Health (NIH) souligne que même si le risque de saignement n’est pas toujours mesurable, les anomalies dans les tests de coagulation le sont - et elles sont significatives. C’est un avertissement : votre sang peut être plus fin que vous ne le pensez.

Les personnes qui doivent éviter le Ginkgo Biloba

Le Mayo Clinic recommande formellement que les groupes suivants n’en prennent aucunement :

  • Les personnes de plus de 65 ans - leur foie et leurs reins éliminent moins bien les substances, augmentant les risques.
  • Ceux qui ont déjà eu un saignement (hémorragie cérébrale, ulcère gastro-intestinal, saignement de nez fréquent).
  • Les femmes enceintes ou qui allaitent - aucune donnée fiable sur la sécurité.
  • Les personnes souffrant d’épilepsie - le Ginkgo peut réduire l’efficacité des anticonvulsivants.

Et attention : les graines de Ginkgo, même grillées, sont toxiques. Elles contiennent des acides qui peuvent provoquer des convulsions, des nausées sévères, voire des troubles neurologiques. Ne les mangez jamais.

Comment choisir un supplément sûr - si vous décidez quand même d’en prendre

Si vous avez consulté votre médecin et qu’il vous a dit que vous pouvez essayer, voici ce qu’il faut faire :

  1. Choisissez un produit standardisé - vérifiez sur l’étiquette qu’il contient 24 % de flavonoïdes et 6 % de lactones de terpènes.
  2. Ne dépassez pas 240 mg par jour. Plus c’est haut, plus le risque augmente.
  3. Évitez les mélanges avec d’autres plantes (ginseng, gingembre, ail) - elles ont aussi des effets anticoagulants.
  4. Ne prenez jamais le Ginkgo sans informer votre pharmacien. Il connaît tous vos médicaments - mieux que vous.
  5. Surveillez les signes de saignement : saignements de gencives, ecchymoses inexpliquées, urine rougeâtre, selles noires ou très brillantes.

Le problème ? Les compléments alimentaires ne sont pas réglementés comme les médicaments. Aux États-Unis, la FDA ne vérifie pas leur sécurité avant leur vente. En France, la situation est un peu mieux encadrée, mais les contrôles restent insuffisants. Deux flacons de Ginkgo peuvent avoir des concentrations totalement différentes. Vous ne savez jamais vraiment ce que vous prenez.

Un pharmacien examine une bouteille de Ginkgo Biloba, des cellules sanguines se brisent autour, des feuilles d'automne tourbillonnent.

Le message clé : la nature n’est pas toujours plus sûre

Beaucoup pensent que si c’est naturel, c’est inoffensif. Ce n’est pas vrai. La digitale, la belladone, l’aconit - ce sont des plantes. Et elles peuvent tuer. Le Ginkgo Biloba n’est pas un simple thé aux herbes. C’est un actif pharmacologique puissant, avec des effets mesurables, documentés, et parfois mortels.

Si vous prenez un anticoagulant, votre sang est déjà plus fin. Ajouter un supplément qui le rend encore plus liquide, c’est jouer à la roulette russe avec votre vie. Même si vous vous sentez en bonne santé, même si vous n’avez pas de symptômes, les risques sont réels.

La meilleure règle ? Ne commencez jamais un nouveau supplément sans en parler à votre médecin. Et si vous en prenez déjà, dites-le à votre médecin - même si vous pensez que ce n’est pas important. Votre vie dépend de cette information.

Que faire si vous avez déjà pris du Ginkgo avec un anticoagulant ?

Si vous avez pris du Ginkgo Biloba en même temps qu’un anticoagulant, et que vous avez remarqué :

  • Des ecchymoses sans raison
  • Des saignements de nez fréquents
  • Des gencives qui saignent en vous brossant les dents
  • Des selles noires ou du sang dans les urines

Arrêtez immédiatement le Ginkgo. Contactez votre médecin ou rendez-vous aux urgences. Ne patientez pas. Un saignement interne peut se développer sans douleur - et devenir mortel en quelques heures.

En 2024, des cas de saignements cérébraux liés au Ginkgo ont été confirmés en France. Ce n’est pas une histoire américaine. C’est une réalité médicale, ici et maintenant.

Le Ginkgo Biloba peut-il remplacer un anticoagulant prescrit ?

Non. Le Ginkgo Biloba n’est pas un substitut à un médicament prescrit comme la warfarine ou le clopidogrel. Il n’a pas été testé pour prévenir les caillots sanguins, ni approuvé pour cela. Prendre du Ginkgo à la place d’un anticoagulant peut entraîner un risque accru de crise cardiaque ou d’AVC. Ne remplacez jamais un traitement médical par un complément sans avis médical.

Combien de temps faut-il arrêter le Ginkgo avant une chirurgie ?

La plupart des spécialistes recommandent d’arrêter le Ginkgo Biloba au moins 2 à 3 semaines avant une chirurgie. Cela permet à votre corps d’éliminer complètement les composés qui affectent la coagulation. Même si certaines études suggèrent qu’un arrêt de 36 heures suffit, ce délai est trop court pour les personnes âgées ou celles prenant plusieurs médicaments. Mieux vaut prévenir que guérir.

Le Ginkgo Biloba est-il dangereux même sans anticoagulant ?

Oui. Des cas de saignement cérébral ont été rapportés chez des personnes qui ne prenaient aucun médicament anticoagulant, mais qui utilisaient le Ginkgo Biloba sur le long terme. Son effet sur les plaquettes peut être suffisant pour provoquer un saignement spontané, surtout chez les personnes âgées ou ayant des vaisseaux fragiles. Ce n’est pas un danger uniquement en combinaison avec des médicaments.

Les produits bio ou naturels de Ginkgo sont-ils plus sûrs ?

Non. Le risque de saignement ne dépend pas du fait que le produit soit bio ou non. Ce qui compte, c’est la concentration en composés actifs (flavonoïdes et lactones de terpènes). Un produit bio peut contenir autant - ou plus - de ces composés qu’un produit conventionnel. La certification bio ne garantit pas la sécurité des interactions médicamenteuses.

Comment savoir si mon complément contient du Ginkgo Biloba ?

Lisez toujours la liste des ingrédients. Le Ginkgo Biloba peut être caché sous des noms comme « extrait de feuille de Ginkgo », « Ginkgo extract », ou même dans des mélanges de « suppléments cognitifs » ou « mémoire ». Si vous ne voyez pas clairement « Ginkgo biloba » sur l’étiquette, demandez à votre pharmacien. Il peut vérifier la composition exacte du produit.

Prochaines étapes : ce que vous pouvez faire dès maintenant

Si vous prenez un anticoagulant :

  1. Prenez votre liste de tous les médicaments et suppléments que vous prenez - y compris les vitamines, les tisanes et les produits à base de plantes.
  2. Prenez rendez-vous avec votre pharmacien. Il peut analyser les interactions en moins de 10 minutes.
  3. Si vous prenez du Ginkgo Biloba, dites-le à votre médecin. Même s’il ne vous a pas demandé, c’est à vous de le dire.
  4. Si vous n’en prenez pas, mais que vous y pensez - attendez. Consultez avant.

La santé n’est pas une question de mode ou de tendance. C’est une question de sécurité. Et quand il s’agit de votre sang, il n’y a pas de place pour l’essai-erreur.

10 Commentaires
  1. Jeanne Noël-Métayer

    Le Ginkgo Biloba inhibe la phosphodiesterase et modifie la signalisation du NO, ce qui entraîne une diminution de l'agrégation plaquettaire via la voie cAMP/PKA. Les études in vitro montrent une IC50 de 12 µg/mL pour l'effet antiagrégant, ce qui est cliniquement pertinent à la dose standard de 120 mg/jour. La méta-analyse de PLOS ONE (2023) confirme un OR de 1,49 pour les anomalies de coagulation - un signal robuste, même après ajustement sur les confondants comme l'âge et la polypharmacie.

    Il est impératif de distinguer les effets pharmacologiques des effets placebo : le Ginkgo n'est pas un « remède ancestral », c'est un inhibiteur de la plaquette à action dose-dépendante. Les patients sous warfarine doivent être surveillés par INR hebdomadaire pendant les 2 premières semaines d'association.

    Le risque est sous-estimé car les suppléments ne sont pas reportés dans les dossiers médicaux électroniques. Les pharmaciens doivent systématiquement interroger sur les phytothérapies - pas seulement les médicaments sur ordonnance.

  2. Antoine Boyer

    Je tiens à remercier l'auteur pour cet article extrêmement bien documenté et nécessaire. En tant que professionnel de santé, je rencontre trop souvent des patients qui considèrent les compléments alimentaires comme des « options sans risque ». Le Ginkgo Biloba est un excellent exemple de ce qu'il ne faut pas faire.

    Je recommande toujours à mes patients de consulter leur pharmacien avant toute prise de supplément - même « naturel ». La réglementation européenne, bien qu'imparfaite, exige au moins une déclaration de composition. Il est donc possible de vérifier la concentration en flavonoïdes et lactones, contrairement à certains produits américains où le contenu peut varier de 50 % d'un lot à l'autre.

    Je suis particulièrement préoccupé par les personnes âgées qui prennent déjà 5 à 7 médicaments. Le Ginkgo n'est pas un coup de chance pour la mémoire - c'est un facteur de risque évitable. Merci encore pour ce rappel essentiel.

  3. fleur challis

    Oh bien sûr, parce que la nature est un complot des Big Pharma. Le Ginkgo, c’est le seul truc qui marche vraiment pour la mémoire, et maintenant on nous dit que c’est un poison parce qu’il rend le sang trop liquide ?

    Et les médicaments, eux, ils sont sûrs ? La warfarine, c’est du rat poison, mais bon, c’est prescrit donc c’est bon. L’aspirine, c’est un anti-inflammatoire qui détruit la muqueuse gastrique, mais on l’administre à des millions de personnes. Le Ginkgo, lui, c’est une plante chinoise, donc il faut le bannir.

    Je vais continuer à en prendre. J’ai 72 ans, je vois mieux mes petits-enfants, et je n’ai pas de saignement. Donc soit vous êtes des peureux, soit vous êtes payés par les labos. Je vote pour les deux.

  4. Alain Sauvage

    Je suis un peu surpris qu’on ne parle pas plus de la qualité des produits. J’ai acheté un complément de Ginkgo en pharmacie, et la notice disait « extrait standardisé ». Mais j’ai aussi vu un produit bio sur un site de vente en ligne qui ne mentionnait même pas la concentration en flavonoïdes.

    Est-ce qu’il existe une base de données officielle en France où on peut vérifier les produits homologués ? J’aimerais bien pouvoir conseiller mes collègues à la retraite de ne pas acheter n’importe quoi sur Internet. Parce que c’est là que le risque est le plus grand - pas dans la plante elle-même, mais dans l’ignorance des consommateurs.

    Je trouve que cet article est un bon point de départ, mais il faudrait aussi un guide simple pour les patients, avec des images, des pictogrammes… quelque chose de compréhensible pour les non-initiés.

  5. Nicole Frie

    Ben voyons. Un article de 3000 mots pour dire « ne prends pas de Ginkgo » ?

    Tu veux que je croie que tu es un médecin ? Tu veux que je te croie parce que tu as mis des chiffres en gras ?

    Je prends du Ginkgo depuis 8 ans, je n’ai jamais eu de saignement, et j’ai une mémoire de fer. Tu veux me dire que je suis un cas isolé ?

    Je vais te dire ce qui est dangereux : les médicaments que tu prends pour vivre. Pas cette plante.

  6. vincent PLUTA

    Je suis pharmacien en ville depuis 25 ans. J’ai vu des gens arriver avec des sacs pleins de compléments - Ginkgo, ginseng, curcuma, gingembre - et ils disent tous : « Mais c’est naturel, donc ça ne peut pas faire de mal ». Et puis, un jour, ils arrivent avec un ecchymose sur le bras, une hémorragie rétinienne, ou un INR à 8.5.

    Je ne leur dis jamais « arrêtez ». Je leur dis : « Montrez-moi ce que vous prenez ». Et là, on fait le tri. On élimine les doublons, on vérifie les interactions, on explique les risques. Parfois, on les aide à trouver un remède alternatif. Parfois, on les persuade d’arrêter.

    Le Ginkgo, c’est un médicament. Pas une tisane. Et comme tout médicament, il faut le prescrire, pas le choisir sur un site de vente en ligne.

    Je vous invite à demander à votre pharmacien de faire une analyse d’interaction. C’est gratuit. Et ça peut vous sauver la vie.

  7. Clio Goudig

    Je trouve ça pathétique. On passe son temps à nous faire peur avec des « risques » alors qu’on nous donne des pilules pour dormir, pour maigrir, pour ne pas avoir de douleur, pour ne pas penser.

    Le Ginkgo, c’est le seul truc qui a un effet réel sur la cognition, et vous voulez l’interdire parce que des études montrent un léger risque ?

    Et les antidépresseurs ? Les anxiolytiques ? Les statines ? Elles ont des effets secondaires qui tuent des milliers de personnes par an. Mais là, c’est « normal ». Le Ginkgo, c’est « dangereux ». Parce que c’est pas un labo qui le vend.

    Je suis fatigué de cette hypocrisie. La nature n’est pas dangereuse. La peur, elle, est contagieuse.

  8. Dominique Hodgson

    En France on est devenu des lâches. On a peur d’une plante mais on prend des médicaments chimiques qui détruisent le foie. Le Ginkgo c’est de la sagesse chinoise. Le vrai danger c’est la médecine occidentale qui veut tout contrôler.

    Mon grand-père en prenait depuis 1950 et il a vécu à 98 ans. Il n’a jamais vu un médecin. Il a eu une mémoire d’acier. Vous vous croyez plus malin que lui ?

    Je vais en prendre deux fois plus. Et je vais le dire à tout le monde. La vérité est dans les plantes pas dans les blablas des labos

  9. Yseult Vrabel

    Je viens de jeter mon flacon de Ginkgo. Et je vais en parler à ma mère qui en prend depuis 10 ans. Je vais aussi appeler mon pharmacien pour qu’il vérifie les interactions avec son Aspirine et son Lévothyrox.

    Je sais que je vais me faire traiter de parano, mais je préfère être parano que veuve.

    Je ne veux pas qu’on me dise « on a trouvé un saignement cérébral » parce que j’ai cru que « naturel » = « sans danger ».

    Je vous remercie de m’avoir ouvert les yeux. Ce n’est pas un supplément. C’est une bombe à retardement. Et je ne veux pas jouer à la roulette russe avec ma vie.

  10. Bram VAN DEURZEN

    Il convient de souligner que la littérature scientifique anglo-saxonne, bien que volumineuse, présente des biais de sélection significatifs. Les études menées en contexte contrôlé sur des sujets jeunes ne sont pas extrapolables à la population âgée poly-pathologique, qui constitue la majorité des consommateurs de Ginkgo Biloba en Europe occidentale.

    De plus, la standardisation des extraits est un concept problématique : les méthodes d’extraction, les solvants utilisés et les conditions de stockage influencent la bioactivité des lactones de terpènes, dont la stabilité est sujette à dégradation oxydative.

    En outre, la réglementation française, bien que plus stricte que celle des États-Unis, demeure insuffisante en matière de traçabilité des composés actifs. Une étude de l’ANSES (2022) révèle que 37 % des produits commercialisés en France contiennent des contaminants non déclarés, notamment des pesticides organochlorés.

    Il est donc impératif d’adopter une approche précautionnelle, fondée sur la pharmacovigilance active et la consultation systématique des professionnels de santé. La notion de « naturel » est une illusion rhétorique, dénuée de fondement scientifique.

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